Je me promenais sur un forum consacré à la musique et je suis tombé sur un post à propos de la drogue dans la composition musicale, ici, jugée nécessaire pour réaliser des morceaux qui tiennent le pavé… Ouais ok ! Le discours semble assez grave dans le fond et super réducteur ! Voilà ce que je pense du sujet brièvement, un ingrédient optionnel, touche épicée, ajout ou mythologie vieillotte…
Difficile de parler de drogue et de création artistique quelle que soit sa forme et la substance absorbée sans y laisser des plumes (à encre bien entendu). Cela dit, fermer les yeux sur ce constat est carrément ridicule : les drogues ont pris une part quelconque dans la composition, l’arrangement, le texte (si on parle de musique, mais c’est pareil pour tous les arts), c’est incontestable. En altérant l’esprit, la drogue opère des mutations dans la façon de penser et les moyens de transmettre sa pensée se décuplent grâce à l’abstraction que développent certaines hallucinations ( Lsd, champignons, etc) ou un posage spirituelle étrange, une ambiance et des sensations qui s’envolent vers le haut ou vers le bas. Dans tous les cas pour celui qui possède un esprit créatif ça devient plus “machinal” de créer : c’est un moyen d’obtenir des sensations accrues bonnes ou mauvaises, une impression de comprendre ou l’inverse. Autant de moyens de savoir quoi écrire surtout que sous drogues, la musique n’est plus entendue de la même façon que “clean”, elle est perçue avec tous les sens et parfois dans un mélange sensoriel troublant…
Cependant, la transition entre le ciel et le plancher des vaches : le retour à la réalité et l’écoute des morceaux s’avère parfois totalement navrante. En effet, les riffs peuvent être fantastiques ou au contraire de lamentables misères à peine audible, c’est le risque. Et même, jamais les musiciens ni les artistes n’ont et ne doivent considérer les drogues comme des adjuvants ou des amis. Dans bien des cas c’est un “sacrifice” que les artistes jugent nécéssaire pour trouver une inspiration fuyante et éphémère, une trace de dévouement à l’art, l’état second pour communiquer avec les muses et les comprendre…
Mais il y a d’autre moyens, c’est justement la que peut-être se joue la révolution artistique… Allons savoir.